2008 - 2010

Pendant l'été 2008, Arte diffuse, tous les jours, des extraits de l'émission 'Top of the Pops'. Présentée par Philippe Manœuvre, elle intègre deux participations de Status Quo (les 18 et 23 juillet). 'Down down' et 'Caroline', pas les moindres des clips agrémentent ces programmes. Le 23 juillet, Status Quo est présent au festival de Cognac et joue devant 6.000 personnes et, à l'instar de ses participations aux festivals français, l'année précédente, provoque la folie dans un public qui devient au fil du concert, totalement, voué à sa cause. Même Ségolène Royal, présidente de la région Poitou-Charentes semble apprécier. Francis Rossi délivre une petite interview pour FR3, sa première depuis plus de vingt ans ! Le journal de cette station régionale présente la prestation de la façon suivante : 'On nous avait promis des légendes. Status Quo a enchaîné les tubes devant un public conquis d'avance. A plus de 60 ans et 40 ans de métier, les papys du boogie ont du savoir-faire, c'est indéniable et de l'énergie à revendre'.

Au mois de septembre 2008, le magazine 'Juke Box' publie un intéressant article sur Status Quo. La nouvelle tournée française contient, finalement, huit dates étalées du 15 au 24 novembre. Aucune des villes visitées, l'année précédente, n'est sur le cahier de route. Logique même si on peut s'étonner de l'absence de Paris, ignoré pour la seconde année consécutive ou encore de Poitiers, Saint-Etienne ou encore Bordeaux, fidèles bastion du groupe dans les années 70. C'est donc le samedi 15 novembre, au Palais des sports de Grenoble que Status Quo entame sa 11ième tournée hexagonale. 3.500 personnes accueillent le groupe. Tout s'annonce bien comme le fait remarquer un article du Dauphiné libéré : Status Quo était en concert hier soir au Palais des Sports de Grenoble. Après 43 ans de carrière, le groupe de rock anglais attire toujours un large public, très hétéroclite. La soirée a débuté avec le Gallois Michael Jones, dont les chansons pop-rock et les reprises en français, ont convaincu la salle. Les spectateurs étaient impatients de voir une légende du rock comme Status Quo à Grenoble, d'autant plus que les tubes n'ont pas pris une ride. Dès leur entrée en scène, les cinq comparses enchaînent les riffs puissants et les solos de batterie. Avec sa dégaine d'aristocrate anglais, à presque 60 ans, Francis Rossi, cofondateur du groupe, libère autant d'énergie qu'à ses débuts. Agitant sa crinière blonde, Rick Parfitt, guitariste, joue, chante et réalise même une petite chorégraphie entre deux solos.

Le lendemain, Rossi et ses acolytes se rendent à Besançon où le groupe n'a plus joué depuis 1978 (le concert de 1984 ayant été finalement annulé). Quelques ennuis techniques viendront ternir un peu le concert, Rossi, Parfitt et Rhino rencontrant des problèmes avec leurs amplis. Seulement 1.5000 personnes assisteront à cette représentation. Le lundi étant day off, les membres du groupe en profitent pour visiter la ville de Rouen et se gaver de crêpes le tout agrémenté de vin rosé. 'Rouen doit être une des plus belles villes de France' déclare même Rhino. Le lendemain, tout semble bien se préparer, la promotion en région Haute-Normandie semble avoir été correcte et les places se sont bien écoulées. Fin septembre, tous les sièges assis étaient vendus ! Pourtant, dans l'après-midi, un médecin est appelé pour s'occuper d'un des membres du groupe. Inquiétude, finalement rien de grave ! Ce sont cinq musiciens qui débarquent, en pleine forme, sur la scène du Zénith, devant près de 3.000 personnes (officiellement, 2.914 billets vendus).

Malheureusement, le lendemain, à Rennes, après que Rhino eu quelques démêlés avec un ivrogne dans les rues de la ville, il n'y a que 1.000 spectateurs ce qui ne manque pas de sonner un peu creux au niveau ambiance. Qu'à cela ne tienne, Quo reprend la route et se rend à l'Antarès du Mans (ville où comme Rouen, le groupe n'a pas joué depuis 1981). Mais 1.500 personnes sont présentes … seulement ! Le 22 novembre, après avoir traversé la France, la caravane Quo pose ses bagages à Montpellier. Chiffre officiel de vente : 1.420 billets, pas de quoi pavoiser. Le lendemain, c'est au Nikaia de Nice que les Quo vont distiller leur boogie. Le concert a lieu plus tôt que d'habitude car le bus du groupe doit faire Nice-Orléans dans la nuit. Status Quo n'a plus joué à Nice depuis 1977 et 2.500 personnes accueillent le groupe, chiffre plus en rapport avec la réputation du groupe. Le lendemain, au Zénith d'Orléans, 2.000 personnes sont présentes pour ce qui est le dernier concert de la tournée qui laisse un goût mitigé. En effet, si les prestations du groupe furent très bonnes, trop peu de personnes les verront ce qui fera réfléchir le producteur Drouot pour l'année suivante sur le bien-fondé d'une nouvelle tournée.


Comme c'était à craindre, l'année 2009 ne verra pas de tournée française. Seule une date parisienne (Casino de Paris en octobre) est programmé. Néanmoins, le groupe participe à deux festivals au mois de Juillet (Avoine, le 5 juillet et Carcassonne, le 7). Le petit chapiteau d'Avoine est plein soit près de 3.000 personnes. Status Quo est arrivé en avion puis a pris le train pour Avoine. Ambiance familiale, bon enfant ! Il est, même, possible de voir dans l'après-midi, Parfitt, Lettley et Bown, assis longuement à la terrasse d'un troquet local. Le groupe laisse une superbe impression comme le témoigne le journal local, 'La nouvelle république' : Status Quo est toujours vivant. Il réveillerait même les morts à 3 kilomètres. Certains penseront qu'ils vont trop fort, d'autres qu'ils ont une générosité incroyable. C'est comme avec les souvenirs : la magie fonctionne quand le cœur la relaie. Sinon, il ne reste que du réchauffé. Mais ce serait un peu sport de faire la fine bouche devant une performance tellement énorme. Status Quo aux 130 millions de disques vendus mérite le respect. Et un succès, même assourdissant ! Rebelotte à Carcassonne ! 'Une valeur sûre. Comment qualifier autrement ces monolithes du "boogie" dont on peine à croire qu'ils n'aient encore accédé au Rock n'roll hall of fame (le Panthéon du rock) ? Car, à l'âge où certains troquent leurs bottes de cuir contre des charentaises, les inoxydables de Status quo se sont comportés, hier encore, au théâtre de la Cité, comme d'insolents virtuoses énervés, capables de faire sortir de leurs "Fender" de sacrées perles mélodiques. Emmené par les historiques Francis Rossi et Rick Parfitt, Status quo a déroulé un répertoire où "tapings" et riffs furent portés au pinacle ; où l'énergie sonore ne fut qu'un leitmotiv. Alors on retiendra les tubes ( Caroline , In the army now , Whatever you want ...), mais avant tout une franche leçon de rock : du pur, du dur, auquel le public a souscrit sans sourciller !' souligne le Midi Libre. Le lendemain, il est possible de rencontrer Rick Parfitt, Andy Bown et Matt Lettley en toute décontraction à la terrasse de la brasserie 'Le Longchamp'. Ils y passèrent une bonne partie de l'après-midi. Quelques semaines plus tard, le 17 octobre pour être très précis, Status Quo revient à Paris après les absences de la capitale dans le plan de route des tournées 2007 et 2008. C'est au Casino de Paris, salle où le groupe n'a jamais joué, que la formation londonienne va délivrer son seizième concert parisien. La salle à la capacité de 1.800 places est bien garnie. La set-list, quelque peu différente sera, rapidement, abandonnée. 'La set-list de Paris, laquelle était mon idée, n'a durée qu'un peu plus d'une semaine, la mayonnaise n'ayant pas pris sur scène' déclare Rhino.

En 2010, Status Quo est pressenti pour être tête d'affiche lors du rassemblement de bikers de Cahors, le 1er mai. Malheureusement, lors des discussions entre les organisateurs et le management du groupe, ces derniers réclament un acompte représentant, à lui-seul, le budget global de la manifestation ! ! ! Mais il ne faut pas attendre très longtemps pour voir le groupe, en France. Status Quo est tête d'affiche des festivals de Strasbourg (21 mai) et de Landernau (14 août) et ses 550.000 euros de budget. A chaque fois, le groupe enchante les nombreux spectateurs présents. En Bretagne, comme le signale 'Le Télégramme' Status Quo donne un concert puissant et persuasif devant pas moins de 12.000 personnes : Et, enfin, les voilà, ceux que tout le monde attendait. Anglais eux aussi mais dans un tout autre registre. Status Quo a attiré les fans de toujours, un peu anxieux d'être déçus par la prestation d'artistes fatigués. À côté, les curieux prêts à gausser un groupe vieux d'un demi-siècle. Car, après tout, ces musiciens à la chevelure aujourd'hui moins virevoltante pourraient bien être les grands-pères de bon nombre des spectateurs du jour. Et ils voudraient nous donner la leçon de rock ? Deux morceaux suffisent à mettre tout le monde d'accord. Car, force est de constater que Status Quo a écrasé la concurrence et que leur concert fut le plus convaincant de la soirée. De loin'.

Au mois de septembre, la timide promotion pour la tournée du mois suivant se met en route. Seules les radios Nostalgie, France Bleue et, à un degré moindre RTL.2 proposent de se mettre au service de la formation. Rien au niveau national ! Rien ! Sept dates sont signées et les ventes de billets tardent à décoller. C'est dans ce climat de morosité que Status Quo débarque le samedi 9 octobre à l'Arcadium d'Annecy. Pourtant, dans cette toute nouvelle salle, plus de 2.300 personnes accueillent le groupe. Les six autres concerts (Saint-Etienne, Pau, Bordeaux, Limoges, Nantes et Amiens) se déroulent sans aucun problème, devant, à chaque fois, un public chaleureux et des affluences correctes (2.500 en moyenne). Mais, le producteur Drouot gagne t-il, réellement de l'argent avec Status Quo ? Un zénith est rentable à partir de 2.000 spectateurs. Status Quo rentre donc dans ces critères financiers. Et puis la réponse est apportée au mois de décembre suivant lorsque quatorze dates (9 en avril et 5 en octobre) sont signées pour l'année 2011.